Roch Pidjot

M. Roch Pidjot

Les grandes figures de l'UC

Je serai toujours à vos côtés, mais c'est à vous maintenant de continuer la tâche et le chemin que nous tous avons tracé ensemble, vieilles et jeunes générations de l'Union Calédonienne.

CONGRES AICLF POYES 1949

Au Congrès de l’AICLF (Association des Indigènes Calédoniens et Loyaltiens Français) en 1949 à Poyes.

Roch Pidjot (1907 - 1990)

Une vie au service du Pays

 

Rock Pidjot reçoit une solide formation chrétienne à l’école catholique des Frères Maristes de Sainte-Marie à Païta. Il est remarqué par le père François Luneau qui utilise son dévouement et ses capacités et le place le 17 mars 1947 à la tête de l’UICALO (Union des Indigènes Calédoniens Amis de la Liberté dans l’Ordre), association destinée à contrebalancer les propagandes communistes alors fort actives.

Rock est également membre fondateur de l’Union Calédonienne en 1953 et il tient une place importante dans ce mouvement qu’il préside en février 1953 jusqu’en 1985. Il est élu conseiller général sous cette étiquette.

Le 6 octobre 1957, il est élu conseiller territorial dans la première circonscription, celle de Nouméa. Elu au Conseil de gouvernement où il occupe la fonction de vice-président, il se voit attribuer le portefeuille de l’économie rurale puis lorsqu’il est réélu, il s’occupe du portefeuille des affaires économiques.

Candidat de l’Union Calédonienne aux élections du 7 juin 1964, il est élu député de la Nouvelle-Calédonie par 14 407 suffrages, contre 11 578 à Edouard Pentecost, candidat UNR. Sa campagne électorale avait été menée sur le thème d’un retour à la Loi Cadre, c’est-à-dire pour une large autonomie dans la gestion du Territoire par ses habitants.

Réelu en 1967, 1968, 1973 et 1978, date à laquelle le Territoire a été partagé en deux circonscriptions. Roch Pidjot choisit de représenter la côte Est, les Loyauté et les Nouvelles-Hébrides. Il est réélu le 21 juin 1981. A  l’Assemblée Nationale, il est membre de la commission des lois et membre du Comité de surveillance du FIDES.

De son union avec Scholastique Togna née en 1914, le 12 novembre 1930 à la Conception, sont nés en 1931 Philomène qui épousera Benjamin Wamytan, fils de Léon, le grand Chef de la tribu de Saint-Louis, et en 1934 Joseph qui épousera Marie-Luce Wamytan, fille de Louis-Eugène, grand Chef de la tribu de Saint-Louis.

Mme Pidjot est la fondatrice de l’Association féminine pour un Souriant Village Mélanésien, qui s’intéresse particulièrement à la promotion de la femme mélanésienne et à l’amélioration de son environnement.

 

Des fondateurs de l'UC

Quelques-uns des fondateurs de l’Union Calédonienne (de gauche à droite) : Roch Pidjot, Jim Daly (non UC), Pierre Bergès, Georges Newland et Louis Eschembrenner.

De cet homme de foi, profondément enraciné dans sa culture, l’histoire retiendra, je le crois, qu’il servit toute sa vie durant une noble cause, celle de son peuple.

Rock Pidjot demeure un point de repère, une référence parce qu'il a façonné ceux qui l’ont côtoyé et marqué les hommes de progrès qui veulent encore croire qu’une Kanaky libre, pluriculturelle, faite de paix et de justice, sera un jour réalisée.

Raphaël Pidjot

Discours de Roch Pidjot prononcé en clôture du premier congrès
du Mouvement d’Union Calédonienne,
le 13 mai 1956

“Chers camarades,

Après ces cinq années d’action politique au cours desquelles notre jeune Mouvement d’Union Calédonienne a joué un rôle primordial dans la vie de la Nouvelle-Calédonie, il nous était apparu nécessaire de faire le point de la situation, de faire le bilan des résultats atteints et, pour notre action à venir, de définir d’une façon précise les tâches que nous devons accomplir pour réaliser les objectifs de notre programme. Face aux campagnes de l’adversaire, il nous était nécessaire aussi de renforcer notre organisation et d’établir, sur des bases solides, notre action, en assurant un contact permanent avec tous les éléments du peuple calédonien que nous entendons défendre et faire progresser.

C’est un honneur pour le Mouvement de l’Union Calédonienne d’avoir su faire comprendre à un nombre de plus en plus grand de Calédoniens les problèmes qui se posent à leur pays, de leur avoir fait prendre conscience de leurs intérêts communs et de leur avoir ouvert les yeux sur les dangers qui menacent la paix, la prospérité et l’unité de notre petite patrie.

Il y aura encore des batailles à livrer et il nous faudra faire en sorte que les objectifs que nous nous sommes fixés pour servir les intérêts du pays soient atteints.

C’est par la cohésion et une action disciplinée et réfléchie que nous parviendrons à accomplir les lourdes tâches que nous nous sommes fixées.

Durant ce Congrès, nous avons librement discuté des principales questions qui se posaient à notre territoire et vis-à-vis desquelles nous devions prendre nos responsabilités en tant que citoyens conscients. Notre Congrès signifie que l’action de l’Union Calédonienne et la réalisation de son programme se poursuivent au grand jour, parce que nous voulons que nos actes correspondents à nos paroles et que tous les Calédoniens soient à même de les vérifier.

C’est au grand jour que notre Mouvement, qui représente la plus importante et la plus large organisation du peuple calédonien, entend agir pour la réalisation de son programme. Vous le savez, mes chers camarades, c’est avec la confiance et dans la confiance du peuple calédonien que nous pourrons construire une Calédonie plus fraternelle et plus heureuse. Vous allez maintenant repartir chacun vers vos villages et vos tribus, avec les résolutions du Congrès et la fixation des tâches à accomplir pour cette année.

Que chacun fasse de son mieux et avec tout son cœur et son esprit de dévouement à ses frères pour que, sur toute l’étendue de la Calédonie et des îles, notre action s’intensifie pour le plus grand bien de la collectivité calédonienne.

Merci, chers camarades, d’être venus, je peux dire à peu près au complet, øen tant que représentants de nos organisations de base et de nos militants.

Par sa représentativité et par les travaux qu’il vient de terminer, ce premier Congrès de l’Union Calédonienne est un magnifique succès, une preuve irréfutable de la force et de la cohésion de notre Mouvement, une affirmation solennelle de notre volonté de poursuivre le bon combat sans défaillance pour le salut et le bien-être du peuple calédonien.

Merci à tous pour le travail passé, merci à tous ceux que vous représentez pour leur fidélité, leur confiance et leur foi dans l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

A vous, mes chers camarades, je demande de transmettre à nos militants et à tous nos amis le message de fraternité et de dévouement des responsables de l’Union Calédonienne.

Je déclare clos le premier Congrès de l’Union Calédonienne. 


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