48ème congrès à Ko We Kara : mobilisation pour la consultation

Depuis sa construction dans les années 80, Ko We Kara a accueilli des événements qui ont fait date dans l’histoire du pays. Ce fût aussi le cas les 11, 12 et 13 novembre 2017 à l’occasion du 48ème congrès de l’Union Calédonienne, un congrès important dans le cheminement du Mouvement et pour la revendication indépendantiste…

Les comités locaux de la région Djubéa-Kapumé s’étaient tous mobilisés pour l’organisation de ce dernier congrès avant la consultation sur l’accès à la pleine souveraineté, un congrès dont le nombre de participants s’annonçait important….

Le flot de ces participants n’a cessé de grossir à mesure que les comités locaux, puis les régions ont mis leurs coutumes en commun avant de venir à la rencontre de la région Djubéa-Kapumé.

Bien sûr, la proximité de la consultation pour l’accès à la pleine souveraineté a influencé l’ordre du jour de ce congrès :

— le projet de société

— la problématique du corps électoral

— la préparation du jour J

— l’organisation du Mouvement

Respectant les usages, le Président Daniel Goa prononça son discours d’ouverture en le ponctuant de paroles fortes pour placer chaque protagoniste de l’Accord de Nouméa devant ses responsabilités :

« Dans trois cent cinquante-huit jours (358), nous Peuple premier et les populations concernées telle que définis dans le cadre de la résolution 1514 de l’organisation des nations unies, nous nous prononcerons sur l’avenir institutionnel de notre pays. »

« Pour ceux qui espèrent un nouvel accord, c’est non. Il serait bien inutile et improductif pour nos générations qui arrivent, et nous ne les engagerons pas dans cette voie à horizon limité. Nos jeunes ont besoin de se projeter dans un avenir à long terme avec des certitudes pour bâtir leurs projets de vie. Tout le pays en a besoin pour se construire. »

« Que l’État fasse sa part. Seul des actes de repentance marqueront le début d’une grande réconciliation et la reconnaissance formelle des ombres de notre passé ainsi que celle de notre nouvelle identité. Nous attendons cet acte de grandeur de l’État Français. »

Puis selon le déroulement habituel des congrès de l’Union Calédonienne, les comités régionaux ont présenté leurs rapports.

Se succédant sans discontinuer, il est très vite apparu que les rapports étaient dominés par le sujet du corps électoral référendaire et de l’inscription automatique des Kanak. Les propos furent parfois vifs, les demandes de clarification sur les conclusions du comité des signataires furent insistantes et quelques-uns exprimèrent même leurs doutes voire leur désapprobation, estimant que l’objectif de l’inscription de tous les Kanak n’était pas atteint…

La deuxième journée fût essentiellement consacrée aux ateliers : projet de société, listes électorales et préparation de la consultation, situation politique (le Mouvement, les institutions, la stratégie), dont les conclusions ont servi à poser les bases des motions de ce congrès.

Le lundi 13 novembre, dernier jour du congrès, débuta avec le renouvellement du bureau dont le principal événement fût la non-candidature de Gérard Reignier au poste de secrétaire général, la plupart des dirigeants ayant été reconduits dans le bureau, à l’exception de Jean-Louis Koroma qui fit son entrée dans l’instance de gouvernance du Mouvement en tant que premier secrétaire général adjoint, et de Damien Yeiwéné qui fit sont retour dans le bureau.

Ce congrès fût très suivi avec la présence moyenne de 500 militants sur le site de Ko We Kara chaque jour. C’est le signe de la mobilisation de l’Union Calédonienne pour le rendez-vous du Pays avec son histoire. Une histoire qui ne débouchera que sur la pleine souveraineté.

Les motions du 48ème congrès

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