Dernier comité directeur de l’année à Sarraméa

120 responsables et délégués UC se sont retrouvés le samedi 10 septembre au centre socio-éducatif de Sarraméa pour le dernier comité directeur de l’année.

L’ordre du jour comportait des points traditionnels : versement des cotisations annuelles, répartition des votants entre les différents comités locaux, définition de l’ordre du jour du congrès de novembre. Concernant le mouvement, il était aussi question des conclusions issues du séminaire qui s’est tenu à Koné les 14 et 15 juillet derniers sur le fonctionnement de ses structures et sur la stratégie à mettre en œuvre au cours des dernières années de l’Accord de Nouméa.

Mais diverses questions, très politiques, à présenter à l’analyse des militants étaient aussi prévues : faut-il participer au prochain comité des signataires, faut-il accepter d’y participer si l’Etat décide de l’organiser avant notre congrès de fin d’année ? Que penser de la tournure prise par les travaux des comités sur l’avenir institutionnel ?

Les militants présents ont été fidèles à la réputation des structures de l’UC : alimenter un débat sans ambages, parfois vif mais toujours dans le respect des personnes. C’est ainsi que les uns et les autres ont exprimé leurs interrogations, leurs doutes sur la finalité des réunions sur l’avenir institutionnel. Le but annoncé officiellement est de produire un document faisant état des divergences-convergences entre les signataires de l’Accord de Nouméa, mais le doute s’est instauré lorsque les militants ont appris que la dernière réunion ne portait que sur la citoyenneté alors que l’option que nous défendons pour l’avenir est la nationalité…

De tous ces échanges, il est ressorti que les militants ont demandé que les représentants du Mouvement lors de ces comités ne valident aucune décision politique, y compris lors du prochain comité des signataires. Le traitement de la question du corps électoral lors du comité de signataires de février 2016 a laissé des traces, dans un contexte où le sentiment qui domine chez les indépendantistes, c’est que depuis deux ans, la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa est à l’arrêt.

Si la participation au prochain comité des signataires n’a pas été remise en cause, le comité directeur s’est montré favorable à ce que l’Union Calédonienne, communique à cette occasion sur son projet de société, sur sa conception de la nation future.

En attendant, le bureau a incité les militants et responsables du mouvement à poursuivre la mobilisation, le travail sur l’inscription sur les listes électorales et les travaux sur les compétences régaliennes, le projet de société et le cahier économique…

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